Pardonnez-moi

Pardonnez-moi


Pardonnez-moi d'exister...
Pardonnez les ténèbres qui m'envahissent aujourd'hui
Pardonnez l'ennui que ce lieu vous procure
Pardonnez les larmes que je verse loin de vous
Pardonnez ces souvenirs qui me reviennent
Pardonnez mes offenses
Pardonnez mon existence
Pardonnez-moi...
D'être là

# Posté le vendredi 07 avril 2006 05:38

Cui cui

Cui cui


U
n peu de lumière dans ce monde de ténèbres...
Juste histoire de pas trop vous faireprimer en parcourant mon blog.
T
extes trop longs, personne ne les lit.
A
quoi bon?
M
'en fout, je m'amuse.
Ce blog est le reflet du contenu de ma petite tête.
Par conséquent vous trouverez beaucoup de ténèbres, et du brouillard à foison.
D
es ves amers, des songes bris.
De la solitude.
D
es larmes pour pas grand chose.
La mort, partout et toujours.
L'ennui, pour vous.
D
es tises sans nombre
De rares délires qui ne font rire que moi
Et de la lumière, parfois...
Je l'aime, mon blogounet moisi qui sent la Guinness et la poussière.

# Posté le vendredi 07 avril 2006 05:33

Une Dernière Fois

La nuit est tombée sur la mer, et seule la lune apporte un peu de clareté au milieu du ciel immense.
Fiona se glis
se hors de son lit, se guidant à tâtons dans la maison silencieuse.
Pl
usieurs fois, elle manque de trébucher sur un objet qui traîne, mais se reprend de justesse, et se terre, le coeur battant, l'oreille tendue comme un animal traqué, guettant le bruit caractéristique d'une porte que l'on ouvre, à l'étage du dessus.
Elle g
uette la voix de l'Adulte, ce grondement de colère qui tant de fois l'a terrifiée.
Mais rien,
à part les battements désordonnés de son coeur ne vient troubler la pâix nocturne.
Alors el
le se relève, ses petits pieds nus marchant en silence sur le carrelage froid, et reprend son chemin vers la porte d'entrée sous laquelle filtre cette lueur tant attendue.
Mais que le chemin semble long!
Son
coeur bat de plus en plus fort.
L'espoir de la délivrance lui donne des ailes.
Ce soir est le
dernier soir où elle transgresse l'interdit, où elle traverse seule les ténèbres de la maison silencieuse pour rejoindre son amie.
Ce
soir marque la fin du calvaire.
Elle va
partir.
Elle l'emènera avec elle, loin de cette maison.
Elles par
tiront ensemble découvrir ce qui se cache derrière l'horizon tant de fois interrogé.
Jamais plus Fiona ne pleurera.
Jamais plus
l'Adulte ne lui fera de mal.
Un grand sou
rire illumine le visage de l'enfant, alors qu'elle se tient sur le seuil.
A tâtons, elle cherche une chaise, et le coeur battant de plus belle, elle la pousse vers la porte.
Les pieds de bo
is glissent sans peine sur le carrelage ciré, tandis que Fiona prie pour que l'Adulte n'entende pas le crissement léger du bois.
La fillett
e se fige.
El
le a entendu un bruit.
Ses pe
tites mains se crispent sur le bord de sa chemise de nuit, comme toujours lorsqu'elle redoute sa venue.
Mais cett
e fois il ne l'aura pas.
Se
s pas résonnent au dessus d'elle.
La por
te s'ouvre, là-haut.
Les mouveme
nts de Fiona se précipitent, cédant à la panique.
Elle grimpe sur la
chaise, et cherche le loquet.
S
es doigts rencontrent enfin cette maudite barre de métal qui l'empêche de sortir.
Dan
s l'escalier, les marches craquent.
Fiona gémi
t, et de toutes ses forces, elle tire sur le verrou qui cède enfin.
Ses mains tremblantes cherchent la poignée.
L'
Adulte arrive.
Au dehors
, la lumière s'agite, apportant enfin un peu de clareté dans la cuisine et permettant à Fiona de saisir la poignée à pleines mains et de tirer encore de toutes ses forces.
L'Adulte est
.
Il crie, de sa gr
osse voix terrifiante.
S
a voix, sa silhouette voûtée, son ceinturon à la main et ses yeux brillants de méchanceté lui donnent des airs d'ogre dans la pâle lumière qui provient du dehors.
Un souffle d'air ac
cueille la délivrance de Fiona, qui ne perd pas un instant et court vers l'être lumineux qui l'attend dehors.
Ell
e court, ses pieds nus dérapant sur l'herbe rêche et les cailloux tranchants; elle manque de trébucher sur les racines de l'arbre où elle jouait autrefois.
Derrière el
le, l'Adulte a franchi la distance qui les séparait en quelques enjambées et sa grosse main tente de l'attrapper.
M
ais Fiona a l'habitude.
Elle sa
it comment lui échapper.
La
fillette saute au bas du talus et court en direction de la lumière.
Son amie est
là.
Pour la dernière fois, elle l'attend.
F
iona entend le hoquet de surprise de l'Adulte derrière elle, se retourne et lui fait une grimace en riant.
La fille
tte est sauvée, et son amie la prend par la main.
-Viens, mu
rmure-t-elle. Nous partons.
L'Adu
lte crie quelque chose, mais Fiona n'entend pas.
Elle n'entend q
ue le murmure des paroles de l'être lumineux qui l'entraîne vers la mer qui s'agite en contrebas.
L
e sol disparaît tout à coup sous ses pieds écorchés, mais Fiona n'y prête pas attention.
Elle rit, elle est heureuse, elle est libre.
L'être l'accompagne en chantant durant sa chute, et la prend dans ses bras lorsqu'elle sombre dans les flots.
Elle n
e cesse pas de chanter, pour que la fillette roulée en boule dans ses bras transparents ne cesse pas de sourire.
Se
s yeux se ferment, une dernière fois.
Une bul
le d'air s'échappe de ses lèvres entrouvertes, danse un moment dans ses cheveux puis remonte en vacillant jusqu'à la surface où elle éclate, laissant échapper l'écho d'un rire joyeux qui résonne longuement sur les flots silencieux.
Une dernière fois...

Une Dernière Fois

# Posté le vendredi 07 avril 2006 05:24

Humeur du jour

Humeur du jour

# Posté le vendredi 07 avril 2006 04:18

Alphabet

S'asseoir un matin sous l'arbre et rêver,ver que la barbarie ne soit plus le propre de l'homme, rêver de la couleur du temps, du gt de la lune ou de la douceur du vent.
S
'asseoir un jour, une nuit et laisser sa raison s'effriter; le temps filer entre ses doigts, gommer toute conscience de soi.
O
ublier l'homme, devenir songe et clair de lune.
Laisser l'océan de la rêverie engloutir l'île de réalité.
Re
ster un jour et une nuit à rêver, à réécrire le monde en kanji, en arabesques et en entrelacs la pensée se perd.
Lier ve et réalité, que l'un devienne l'autre, sans frontière ni entrave; abattre le mur des raisonnemments cartésiens, laisser tomber les pierres de alité et leur ciment de raison dans le vide ant de la folie profonde.
S
e nourrir de pensées, de ves esquises, de brumes littéraires et de mots échappés.
Offrir son corps à la terre et son esprit aux nuages.
S
e fondre tout entier dans le décor, devenir le paysage, partir où souffle le vent, sparpiller en étoiles de rosée, en toile d'araige, en feuille de cher, en larme de pluie ou en grain de riz.
Trouver une étoile au détour d'un chemin et la lune au milieu du ruisseau.
P
eindre le ciel en rouge et le sang en bleu, voir la feuille en noir et la nuit en vert, recolorer la neige de la sublime noirceur d'un soir d'hiver.
Ti
sser le temps à rebours et prendre train en marche, plonger à pieds joints dans l'irréel et s'en foutre, mettre les doigts dans la prise électrique de l'univers pour voir ce que ça fait.
Bo
usculer les valeurs et dériver au fil de sa folie, imaginer des créatures par wagons entiers et repartir de plus belle dans le courant qui nous entraîne vers la chute ultime.
Etre l'insecte xylophage qui ronge Yggdrasil, être la mite vorace du tissu de la réalité, la flamme sur les livres des lois et le temps qui ronge toutes choses.
Yo
dler à tout va et dire n'importe quoi, chanter à tue-tête des chansons sans queue ni tête.
Et lorsque le délire est à son zénith, couper le courant et retomber les pieds sur terre, dans la réalité.
A
bandonner à regret l'herbe foulée au pied de l'arbre et revenir tout doucement vers ce foyer qui nous attend.

Alphabet
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# Posté le mardi 04 avril 2006 06:12

Modifié le mercredi 05 avril 2006 05:20